Fiche Spéciale COCKER

 

Un chien qui peut monter vite en pression !

 

 

GÉNERALITÉS

Nous remarquons que pour TOUS les cockers abandonnés par leur famille et ayant des problèmes de « comportement » concernent les chiens non stérilisés, et âgés entre 3 et 6 ans.

è Les hormones changent le caractère d’un chien une fois la maturité sexuelle atteinte (2-3 ans). Si le chien est de type particulièrement sensible, comme c’est le cas pour le cocker par exemple, la stérilisation est un passage obligatoire pour éviter tout problème futur puisque de toute évidence peu de personnes sont aptes à gérer par la suite. HORMONES = PROBLEMES.

è Il faut attendre entre 3 et 6 mois pour avoir les effets de la stérilisation et pour que le chien s’apaise suite à la descente d’hormones.

 

Le chien de race Cocker est un chien de chasse et de meute à la base, c’est pourquoi il supporte mal la solitude et l’inactivité.

è Si on laisse un chien trop seul à la maison en journée, il sera INDISPENSABLE de passer d’autant plus de temps avec lui avant et après, en le faisant bien se dépenser pour qu’il puisse évacuer l’énergie de trop et trouver son calme, et idéalement en le faisant dormir dans la chambre la nuit ! Car si il est seul la journée et la nuit, cela peut déclencher une frustration et un malaise chez certains chiens, surtout chez des chiens comme les cockers qui sont des chiens de meute et qui ont BESOIN de contact. 

è Lorsqu’on le laisse seul, on va faire en sorte d’adoucir les heures de solitude en laissant des jouets pour l’occuper du style Kong appétant. 

 

Le chien de race Cocker est un chien très énergique, sportif, de type rustique, il ne convient pas à tout le monde. C’est un chien de chasse ! S’il n’a pas un cadre, des règles et une réelle activité physique QUOTIDENNE, il monte vite en pression. Un chien qui monte pression est un chien à fleur de peau = nerveux, mal canalisé, troubles du comportement, voir mordeur !

è 1 heure de balade MINIMUM par jour et de plus longues balades plusieurs fois par semaine, qu’il vente, qu’il pleuve, qu’il fasse froid, que vous soyez fatigué, pendant toute la vie du chien. 

è Il lui faut des règles, un cadre, une routine. C’est le seul moyen pour qu’il apprenne à se canaliser et pour éviter les débordements. Les chiens comme les Cockers ont besoin d’être cadrés avec DOUCEUR, il faut détourner leur attention pour les remettre sur le bon chemin, et les récompenser quand ils font quelque chose de bien. Les cris, les gestes brusques ou violents, ou un comportement faible et/ou stressé de la part du maitre ne fera qu’augmenter le stress du chien ouvrant la porte à des comportements indésirables. On peut tout expliquer et enseigner à un chien dans la douceur et la fermeté, même si cela demande de l’énergie et du temps !

 

Le chien de race Cocker n’est pas un chien d’appartement. Bien sur, certains s’y habituent, mais c’est rare ! De par le fait qu’il est très sportif et de par le fait qu’il n’aime pas la solitude. C’est pourquoi nous ne privilégions que les placements en maison avec jardin si le cocker a moins de 8 ans, sauf si le maitre ne travaille pas et qu’il est très sportif ! Sinon c’est la porte ouverte à un comportement destructeur, aboyeur, etc.

 

Le PANIER du chien = son espace privéet personnel, son territoire, son refuge ! C’est le seul endroit où il peut aller quand il a besoin de paix. C’est SON territoire. On ne va donc pas toucher un chien qui est dans SON panier. Si on veut le solliciter, on l’appel, et on le fait sortir de son panier, pour ensuite pouvoir passer à l’activité que l’on souhaite ! C’est une forme de respect, logique, qui évitera toute incompréhension.

è Le panier doit être placé dans un endroit calme du salon, et non dans un lieu de passage !

è Si le chien dort dans la chambre à coucher la nuit, il faudra avoir un deuxième panier, dans la chambre à coucher ! Un chien doit pouvoir avoir accès à son propre espace personnel là où il est, quand il en ressent le besoin. 

è Si un chien ramène un « jouet » dans son panier, on ne va pas aller le lui retirer. C’est la porte ouverte aux tensions, car son panier = son territoire. On va donc l’appeler, le faire sortir de son panier, pour ensuite aller chercher le jouet si l’on en ressent vraiment le besoin !

 

RENFORCEMENT POSITIF

On récompense un chien quand il fait quelque chose de bien avec des friandises par exemple, surtout au début. Un cocker ne fonctionnera pas sous la réprimande, c’est garanti.

 

« ASSIS » 

Il est vital pour un chien d’apprendre s’asseoir. Un maitre qui demande à son chien de s’asseoir, aura ensuite son attention pour lui demander ce qu’il souhaite ensuite. Le fait de s’asseoir canalise un chien, et l’oblige à se poser et à être à l’écoute.

è On utilise le renforcement positif avec friandise pour lui enseigner cet ordre.

 

La GAMELLE et les moments du repas : le repas doit être servi 1 à   2 fois par jour, loin des horaires de ceux des humains. Une gamelle se donne à une heure précise, dans un endroit calme, où le chien ne sera pas embêté lorsqu’il mange. Personne n’aime être déranger pendant son repas, et un chien non plus ! On ne le touchera donc pas quand il mange, on le laisse finir tranquillement, et on empêche tout animal ou enfant de s’approcher quand il mange. Manger doit être un plaisir et non un stress.

Une gamelle d’eau fraiche doit bien entendu être à disposition jour et nuit, à volonté. 

 

Les Cockers sont des chiens très « vocaux »

C’est comme ça, c’est leur caractéristique ! Ils s’expriment beaucoup par la voix, et le maitre devra essayer de comprendre les messages que son chien essaie de lui transmettre. La communication a tendance à être définie par le verbe, mais la vérité est qu’il existe plein de moyens de communications. Le chien en plusieurs qu’il faut apprendre à identifier, particulièrement celle corporelle et vocale.

 

TÊTU 

Et oui, c’est un chien têtu ! Donc il ne faut pas aller à contre   sens si l’on souhaite obtenir quelque chose de lui. Il ne veut pas vous rendre la balle ? Vous en prenez une autre et vous la lui lancez, vous détournerez son attention !

 

EDUCATION et SOCIALISATION 

Il est très important d’avoir un chien éduqué et socialisé = chien équilibré. Ne pas faire en sorte de mettre en place des règles un cadre, une éducation et une socialisation, c’est d’une part le condamner, et d’autre part vous rendre malheureux (vous et lui). Les balades dans des lieux en présence d’autres chiens sont importantes, car un chien a besoin de côtoyer ses congénères pour garder les bons codes et un équilibre. Un chien qui n’a pas de codes canins est un chien mal sevré ou/et qui a eu un manque de socialisation pendant sa vie au sein de sa famille. Et cela se travaille, et doit rester d’actualité tout au long de sa vie.

 

 

SON ADOPTION

 

ADOPTION 

Le jour que vous adoptez un chien (et nous parlons d’un chien et non d’un chiot), vous le considérez comme votre chien. Mais le chien ne vous considère pas encore comme son « maitre », et c’est normal. Pour qu’un chien vous voit de cet œil là, il lui faut apprendre à vous connaître et à vous faire confiance. Cela prendra effet avec le temps, le respect, dans un cadre, dans une routine. On a tendance à prendre tout pour acquis, mais rien n’est jamais acquis !

è Une relation avec son chien se construit au fils des MOIS et ne se fait pas du jour au lendemain. C’est un travail qui demande de l’énergie, du temps, de la compréhension, de la patience et doit se faire de façon disciplinée.

è A son arrivée, vous pouvez lui donner du NERVOSYL que vous achetez en pharmacie, c’est une composition homéopathique, qui peut les aider à mieux vivre tous les changements et à soulager leur stress !

 

 

HYPER-ATTACHEMENT 

Lorsque l’on adopte un chien, on a envie et tendance à le choyer tout de suite, en lui accordant énormément d’importance. Malheureusement c’est une erreur ! Si on lui donne TROP d’un coup, en même temps que lui vit TROP de changements (abandon, changement de famille, de lieu de vie, etc.), on va créer un trouble émotions, de la confusion et on risque à terme de renforcer ce que l’on appelle l’hyper-attachement. 

 

Un chien qui fait de l’hyper-attachement n’est pas un chien serein et donc pas vraiment heureux puisqu’il vit dans le stress, et il va déclencher des troubles du comportement. L’adoptant ne le vivra pas non plus sereinement !

è Les 3 premiers mois de son arrivée, on évitera les tonnes de câlins et d’attentions qu’on fait pour le mettre à son aise et pour qu’il se sente aimé.  Si le chien cherche de l’attention, l’adoptant va décider de l’ignorer, et seulement quand le chien sera posé et calme, l’adoptant pourra l’appeler pour lui donner de l’attention. C’est l’adoptant qui décidera du moment des câlins et non le chien ! Cela paraît dur, mais en fait ça temporise et ça finit par rassurer le chien qui est sans doute perdu dans sa tête. Il sera plus simple pour lui d’être appelé et choyé, que d’être en demande et de se sentir rejeté

è Les ordres de bases vont l’aider à se canaliser : « panier », « assis », « pas bouger », TOUJOURS accompagné du renforcement positif par la voix ou friandise ou jouet.

è Un chien ne doit pas nous coller de façon envahissante. S‘il le fait, il y a un problème. Et s’il y a un problème, il faut se pencher dessus et le résoudre. Un chien trop collant n’est pas uniquement synonyme d’amour, mais d’une insécurité et d’un chien qui a du mal à trouver pas sa place. Il ne pourra trouver sa place qu’avec un cadre et des règles.

 

EXCITATION

Si un chien s’excite trop lors d’un événement, par exemple juste avant la balade, on va le faire descendre en pression en lui demandant de s’asseoir et on le récompense. Si l’on a établi un cadre et des règles, qu’on est claire, ferme et doux à la fois, discipliné, le chien apprendra vite à être à l’écoute et donc à se calmer lorsque c’est nécessaire.

 

BALADES 

Au début, pour maitriser le « rappel » du chien tout en lui apportant une balade qualité, on le sort en longe et on emmène des friandises. Ainsi, on peut travailler sur son comportement en balade jusqu’à atteindre un résultat satisfaisant.

 

SA PLACE 

Un chien doit trouver sa place, au sein de son nouveau foyer. A nouveau, une place se trouvera au fil du temps, à travers une routine, des règles, un cadre, des moments de partages et d’échanges avec son maitre, le jeu, SON panier et SON espace personnel.

 

 

Au final, un chien n’est pas une peluche.

Il est là pour faire plaisir à son maitre, pour l’aimer inconditionnellement et être aimer, certes. Mais il faut aussi qu’il se sente compris et respecté, et qu’une réelle relation de confiance se construise entre lui et son maitre en laissant le temps que cela se fasse sur de bonnes bases.

Un chien est un être à part entière, avec une personnalité, un caractère, une héritage génétique, un passé (sa vie commence le jour de sa naissance, nous le rappelons). Pour qu’un chien fasse plaisir, il faut le comprendre pour qu’il puisse comprendre à son tour. Car la notion de plaisir pour l’humain n’est pas forcément celle du chien déjà !

Un chien sensible est une éponge émotionnelle, et deviendra vite le reflet de son maitre, dans le bon et le moins bon. Personne n’est parfait !

C’est un être extraordinaire aux qualités innombrables, et c’est vraiment dommage de voir que l’on puisse passer à côté.

Souvent, nous donnons des conseils qui sont ignorés. Nous ne sommes pas là pour donner des leçons ou infantiliser, mais pour partager et représenter une réalité que nous vivons au quotidien.

Il suffit de s’imaginer qu’un chien est comme un enfant, un humain, et de se mettre à sa place, dans toutes les circonstances, tout en supprimant le « verbe ». Et nous nous rendrons vite compte de beaucoup, beaucoup de choses !